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dimanche 19 juillet 2015

Panorama Ridge & Garibaldi Lake

J'en reviens à peine que je vous écris ce message. Je suis éreinté.



33 kilomètres
8h40 minutes
1700 mètres de dénivelé

Dans la suite de la validation de mon second visa, je me suis mis à me joindre des clubs afin de rencontrer du monde - je m'étais un peu renfermé sur moi-même ces derniers mois et essayer de pratiquer des activités dont j'aimerais en faire des passions. Je suis donc allé à un cours de débutants en kayak organisé par MEC (le Vieux Campeurs du coin). Chanceux comme je suis, je savais déjà en faire et cela ne m'a rien appris hormis le fait qu'un bonnet de secours est un objet très habile pour éviter l'hypothermie. Bien oui, il a fallu qu'un de mes camarades se renverse sans la moindre vague, ni le moindre coup de vent. Un boulet à coup sûr. Ca ne coûtait quasiment rien (15 CAD) et c'était une occasion de pagayer dans le port de Vancouver. 

J'ai fait aussi un test à un petit club d'aviron qui vient d'ouvrir à la sortie de False Creek. Le club se résume à 4 petits bateaux rangés sur un petit bout du parking de la Marina. Je n'en avais pas refait depuis 12 ans au bas mot. Etant donné la richesse de la flotte, je me suis retrouvé sur un skiff avec des rames en forme de haches, le combo gagnant pour se retrouver à l'eau en moins de 0,5 seconde. Mais j'ai réussi à tenir tant bien que mal sur mon rafiot pendant 1h30 et même à retrouver des prémisses de sensations. Se retrouver sur les eaux calmes de False Creek à 7h du matin était une très belle expérience. Cette ville est terriblement parfaite. 

Enfin, dernière tentative au compteur ce soir : l'Alpine Club of Canada auquel je me suis inscrit il y a peu. En effet, j'avais le sentiment que les randonnées organisées via les groupes Meetup étaient plus de promenades hétéroclites que du sport. Je me suis donc inscrit pour la dernière randonnée de la saison : Garibaldi Lake - Panorama Ridge. J'avais déjà été tout seul à Garibaldi Lake en mars. La vision d'un paysage glacé avait été fantastique. J'avais hâte de revoir ce lac réputé dans la région.

Vue sur Black Tusk
Nous voici donc aux faits. Le réveil était mis sur 4h50 du matin. Vous trouvez cela tôt. Moi aussi mais ce n'est in fine qu'une demi-heure avant mon réveil habituel. Alors ce ne m'a pas trop perturbé. Il m'a fallu quand même réserver un taxi pour retrouver le groupe à West Vancouver, au tout début de l'autoroute 1. Le groupe devait se composer de 8 personnes. Uniquement 4 se sont présentées sur le parking à 6 heures. 6h15, départ de Vancouver, direction Whistler, toujours et encore.



Arrivés au parking de Garibaldi Lake, nous avons mis 4 heures pour arriver à Panorama Ridge, qui à 2133 mètres d'altitude offre une vue complète sur le lac Garibaldi. Pour y arriver nous avons traversés des prés alpins tout fleuris au milieu desquels serptentaient de joyeux cours d'eau. Aucun élément de la faune n'a été remarqué. 




Pour faire cela en 4 heures, le rythme a été très soutenu, quitte à passer les paysages au second plan. J'avoue que je ne savais pas si j'allais avoir la force de tenir, malgré mon énorme plat de pâtes de la veille et mes petites graines consommées tout au long de la montée. Je m'étais aussi procuré des bâtons sur lesquels je tirais si fort que non seulement mes jambes criaient "au secours" mais mes épaules aussi. L'effort physique exigeait tout mon souffle et mon attention. Je n'ai pas réellement parlé avec mes coéquipiers.

Vue panoramique sur Black Tusk
Vue depuis Panorama Ridge & moi-même

Vue depuis Panorama Ridge
A la descente, nous sommes passés à Garibaldi Lake, ce qui nous a rajouté 3 km sur les 30 km de la randonnée Panorama Ridge. Mais cela valait le coup : l'appel des eaux bleu de mer chaude et des glaciers nous a fait dépasser nos appréhensions. Et hop, tout le monde à l'eau. Le paradis. L'eau de ce lac glaciaire était même plus chaude que celle de mon coin de Bretagne.

Vue sur Garibaldi Lake

Vue sur Garibaldi Lake
Vue depuis le Campground de Garibaldi Lake & moi-même dans l'eau
Nous avons atteint Vancouver à 19h.

dimanche 22 mars 2015

Elfin Lakes & Shelter



Suite à ma randonnée au Mount Seymour, Anne m'a conseillé d'aller jeter un oeil aux Elfin Lakes dans le parc de Garibaldi (Squamish), non loin de ma première randonnée de l'année. Via Meetup, j'ai trouvé un compagnon pour la journée et un second inconnu, qui ne pouvait pas venir, a eu la gentillesse de me prêter ses batons et ses raquettes, sait-on jamais.

Vue sur le fond du Fjord Howe Sound et sur le port de Squamish
Le départ de la maison était prévu aujourd'hui (dimanche 22 mars) très tôt, à 7:00 du matin pour un début de randonnée à 8:45 - il fallait profiter de la météo clémente du matin et éviter les intempéries prévues pour l'après-midi. Nous avons en effet profité du soleil jusque vers 11h15. Les nuages se sont fait ensuite plus menaçant et il s'est mis à neiger sérieusement sur le retour. La randonnée a duré 7 heures.


Je commence à connaître cette autoroute Sea-to-Sky, qui démarre dans la banlieue Nord de Vancouver et file comme un ruban de bitume le long de la côte escarpée du fjord Howe Sound . On passe Horseshoe Bay, quelques lotissements/villages de Lions Bay et Porteau Cove, la grande mine Britannia puis le Top Chief et enfin on arrive à Squamish. La rencontre des nuages, de la mer, des montagnes abruptes, des glaciers, des pitons abruptes en fait une route spectaculaire.



Arrivé à Squamish, on prend la route Mamquam sur la droite vers Diamond Head Parking Lot. Le bonheur commence quand le bitume laisse la place à une route de terre et de cailloux. Je peux alors utiliser toutes les options de ma 4x4 sur plusieurs kilomètres de piste qui nous évite un bon bout de crapahutage en forêt. Depuis le parking, on passe rapidement une partie de forêt sans point de vue et on arrive à un premier refuge qui marque le début d'un sentier ouvert sur des panoramas grandioses.

Diamond Head




 Le sentier n'était alors plus que neige. Marcher dans la neige sans raquette n'était pas un souci puisque le passage répétée des randonneurs l'avait largement tassée. Toutefois des crampons étaient nécessaires, les raquettes étaient le must. Heureusement que je ne les avais pas laissé dans la voiture comme je m'apprêtais à le faire.

Photo par Chris Ray




Nous arrivons vers 11h45 au refuge près des Elfin Lakes.

Photo par Chris Ray
 Le retour se fera dans une grisaille romantique, dans les chutes de neige puis de pluie.



Trinité


dimanche 1 mars 2015

Garibaldi Lake en Hiver



Après un essai infructueux avec 2 amis pour aller randonner dans la région montagneuse de Whistler - oui il faut pouvoir se lever très tôt - c'est seul que je me suis aventuré jusqu'au lac Garibaldi bien connu des photographes. Il est réputé pour offrir les plus belles couleurs des environs, surtout au printemps.

Dimanche 1er mars, je suis donc parti de Vancouver à 7h30 avec ma Ford Explorer 4x4 pour rejoindre la belle autoroute Sea to Sky qui vous emmène jusqu'à Whistler. J'ai trouvé le parking à 2 km de l'autoroute. A 9h, ma randonnée dans le royaume des ours commençait. J'ai mis 5h aller-retour avec une pause de 45 min en haut, au bord du lac enneigé.

 Le chemin était relativement facile. Bien que glacé sur la moitié du chemin, le fréquent passage des randonneurs et le froid vivifiant de la nuit rendaient le chemin très practicable à la montée sans équipement particulier. La fonte à la mi-journée rendait la descente beaucoup plus risquée. J'ai marché comme un canard sur un lac gelé plusieurs fois.


Il était très excitant et un peu frustrant de croiser à la montée ces randonneurs à ski redescendant de leur bivouac avec leurs gros sac-à-dos, leurs skis de randonnée ou leurs raquettes. Il faut absolument que je me trouve des amis qui aiment faire ça.

Si le but ultime de la randonnée vaut absolument le détour, il est à regretter que le chemin n'offre pas particulièrement d'intérêt, je veux dire par là qu'il n'offre pas de beaux points de vue sur les environs. Bien sûr le côté grandiose de la forêt avec ses habitants peu farouches limite la frustration, mais tout de même.




L'un voire le seul point de vue lors de la montée


La première vue sur le lac et les montagnes environnantes efface instantanément la frustration que l'on peut éprouver à la montée.
Première vue du lac à travers les arbres
Le paysage s'ouvre ensuite progressivement à chaque pas jusqu'à l'apothéose.



C'est ainsi que - quasiment - seul au monde, j'ai pu apprécier au soleil ce magnifique panorama vierge. Le ciel s'est ensuite couvert par l'Ouest - à droite sur la photo ci-dessous.

Vue à 260° sur le Garibaldi Lake

Ma pause déjeuner fut agrémentée par la visite de joyeux oiseaux totalement intéressés par mes graines du randonneur.